Décès Solo Sandeng : l’UA et l’ONU invitées à aller enquêter en Gambie

APA-Dakar (Sénégal) – L’Union africaine (UA) et l’Organisation des nations unies (ONU) doivent, selon la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), envoyer des missions d’enquête en Gambie pour faire la lumière sur le décès en détention de l’opposant Solo Sandeng, après son arrestation lors d’une manifestation, jeudi dernier à Serrekunda.

«La RADDHO condamne avec fermeté la récurrence des actes de torture, devenus systématiques sous le régime du Président Yahya Jammeh et exige l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire impartiale pour élucider les circonstances de la mort de M. Solo Sandeng», affirme la Raddho dans une note reçue lundi à APA.

L’organisation de défense des droits humains, basée à Dakar, au Sénégal, réclame en outre l libération «immédiate et sans condition» de toutes les personnes arrêtées à la suite de la manifestation du 14 avril dernier. De son côté, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, estime que la mort du leader de l’opposition, Solo Sandeng, alors qu’il était en détention, est une nouvelle profondément inquiétante. Partant de là, il «enjoint les autorités de la Gambie de faire en sorte qu’une enquête indépendante et minutieuse soit menée immédiatement afin que les auteurs du crime soient traduits en justice».

«Il y a aussi des rapports avançant la mort de deux autres membres de l’opposition en détention, le jeudi, suite à leur arrestation durant des manifestations à Banjul. D’autres personnes arrêtées le même jour seraient gravement blessées. Je rappelle aux autorités leur obligation de s’assurer que ces individus reçoivent une assistance médicale dans les meilleurs délais et que la population Gambienne n’ait pas été l’objet de torture et de mauvais traitements», écrit Zeid Ra’ad Al Hussein.

Selon lui, la mort de M. Sandeng a mis en lumière l’environnement pré-électoral préoccupant en Gambie, avec des rapports faisant état d’annulations forcées de manifestations pacifiques et d’arrestations et mauvais traitements infligés à de nombreux manifestants et membres de «Le respect des droits à la liberté de réunion pacifique et d’expression est indispensable particulièrement dans un contexte pré-électoral. Les autorités Gambiennes ont le devoir de s’assurer que la conduite des forces de l’ordre respecte les standards internationaux de droits de l’Homme. Toute allégation d’utilisation de force excessive doit faire l’objet d’une enquête indépendante», avertit le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme,

Zeid Ra’ad Al Hussein.

TE/cat/APA

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