Qui sommes-nous?

La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) est une Organisation Non-Gouvernementale (ONG), laïque, non partisane et à but non lucratif. Fondée le 21 avril 1990 à Dakar (Sénégal), elle a pour but de promouvoir, défendre et protéger les Droits humains à l’échelle nationale, régionale et internationale. Depuis sa naissance,  la RADDHO œuvre pour la promotion de l’éducation aux droits humains et à la citoyenneté par la vulgarisation des instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux relatifs à ces droits, en vue de leur bonne appropriation par les citoyens et les populations.

Afin de s’acquitter pleinement de sa mission, la RADDHO œuvre également pour la défense et la protection des droits des victimes, en leur fournissant l’assistance juridique (accueil, écoute, orientation) et judiciaire (recours devant les cours et tribunaux). A cet effet, la RADDHO met un accent particulier sur la protection des personnes et groupes vulnérables (femmes, enfants, réfugiés, demandeurs d’asile, personnes déplacées, personnes vivant avec le handicap, personnes déplacées, prisonniers,  personnes vivant avec le VIH, minorités ethniques, linguistiques, confessionnelles, etc.) à l’échelle nationale, régionale et internationale, en vue de faciliter l’accès des victimes à la justice.

Parallèlement, la RADDHO s’investit activement dans divers secteurs tels ceux relatifs aux droits civils politiques (libertés bien connues d’association, de cultes, d’expression ou d’opinion, de manifestation, de réunion, de participation), aux droits économiques, sociaux et culturels (nourriture ou alimentation, éducation, santé, logement, eau potable, environnement sain ou assainissement), ainsi qu’aux droits de la troisième génération (développement, paix, sécurité, solidarité). La prise en compte des différentes catégories s’explique par le fait que les droits humains inhérents à la nature humaine sont universels, indivisibles, interdépendants et inaliénables.

En plus des secteurs tantôt évoqués, la RADDHO s’investit également de manière active dans les domaines de la Gouvernance démocratique (observation des élections, formation des observateurs), économique (lutte contre la corruption, la concussion et la non transparence), sociale (lutte contre toutes formes de discrimination, d’exclusion et de stigmatisation).  Dans la même veine, l’Organisation œuvre aussi pour la consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie, le respect des droits humains et la promotion de la bonne gouvernance en Afrique et à travers le monde.  A cet égard, la RADDHO mène des actions de plaidoyer et de sensibilisation en direction des pouvoirs publics et des populations afin de contribuer à l’émergence d’une véritable conscience citoyenne et d’une culture démocratique, soucieuse du respect des droits humains et de la transparence dans la gestion des affaires publiques et des ressources naturelles.

Au-delà de ces considérations, la RADDHO accorde aussi un intérêt particulier à la prévention, la gestion et la résolution des conflits en s’appuyant sur les instruments juridiques et mécanismes traditionnels, les principes et valeurs énoncés dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, les deux Pactes internationaux dont l’un relatif aux droits civils et politiques, et l’autre aux droits économiques, sociaux et culturels, ainsi qu’aux autres instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux (constitutions nationales, conventions, protocoles, traités ou pactes) relatifs aux droits humains et à ceux de la troisième génération (développement, paix, sécurité, solidarité).

Ainsi, tirant profit de ce capital d’expérience cumulé au cours de ses vingt trois années d’existence, la RADDHO a décidé de réactualiser sa mission, sa vision et ses objectifs pour faire face aux enjeux et défis actuels qui interpellent ses membres. C’est dans cette optique que le 4ème Congrès ordinaire de la RADDHO, tenu les 28 et 29 juin 2013 à Dakar, a décidé d’opérer des réformes du cadre institutionnel et organisationnel de l’Organisation afin de lui permettre de jouer efficacement son rôle dans la promotion, la défense et la protection des droits humains à l’échelle nationale, régionale et internationale.

Dans la même dynamique, le 4ème Congrès ordinaire de la RADDHO a été l’occasion pour l’Organisation de s’engager dans la voie de la modernisation et de l’ouverture vers d’autres secteurs jusque-là négligés tels ceux relatifs la gouvernance des ressources naturelles (transparence dans la gestion foncière, des ressources énergétiques, forestières, minières, en eau) en rapport avec la lutte contre la pauvreté et la mal-gouvernance pour la jouissance des les droits économiques, sociaux et culturels. Cette nouvelle orientation de la RADDHO devra lui permettre de contribuer à l’avènement d’une Africaine unie, libre, juste et prospère, où règnent la paix et la démocratie, où les différentes catégories de droits humains tantôt évoqués sont garantis et respectés.

Pour ce faire, les nouveaux organes de la RADDHO (Conseil d’Administration, Secrétariat Général, Départements thématiques, Bureau des Observatoires décentralisés des Droits humains) qui ont été mis en place par le 4ème Congrès ordinaire ont élaboré un Plan stratégique, articulé autour de cinq (5) axes devant guider l’action de l’Organisation au cours des quatre (4) prochaines années (janvier 2014-décembre 2017). Outre, le renforcement des capacités institutionnelles et organisationnelles, le Plan stratégique de la RADDHO (2014-2017) comprend les volets suivants : Promotion des Droits humains, Protection des Droits humains et des Groupes vulnérables, Promotion de la bonne Gouvernance (politique, économique et sociale), Prévention, Gestion et Résolution des Conflits.