La CEDEAO démontre son poids à l’UA (interview avec le SG de la Raddho)

L’élection à la succession de la présidente sortante de l’Union Africaine, Dlamini-Zuma suscite la polémique. Les 54 Chefs d’Etat, réunis, lundi 18 juillet au 27ème sommet de l’UA au Rwanda n’ont pu accorder leur violon pour désigner un nom, parmi les trois candidats en lice. Un nouveau vote aura lieu en  janvier 2017, lors du prochain sommet de l’UA à Addis-Abeba, capitale éthiopienne.
« Fumée noire au-dessus du 27 ème  sommet  de l’UA. Aucun vainqueur n’émerge. Les élections sont reportées au prochain sommet », a  annoncé sur son compte twitter, le porte-parole de la Commission de l’UA, Jacob Eben.
Aucun des trois candidats en lice à savoir Agapito Mba Mokuy (Guinée équatoriale), Speciosa Wandira-Kazibwe (Ouganda) et  la botswanaise, Pelonomi Venson-Moitoi, n’a obtenu les deux tiers des voix. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et 13 autres membres de l’UA ont bloqué par leur abstention les candidats. Pour les partisans du report, les trois candidats « manquaient d’envergure ».
La réouverture de la liste des candidats permettra au sénégalais Abdoulaye Bathily et au tanzanien Jakaya Kikweté, qui souhaitent se présenter à nouveau d’aller à la conquête de l’assentiment des Chefs d’Etat.
Joint lundi par polititikafrique.info, Aboubacry Mbodj, président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) basée à Dakar, approuve la proposition décision de l’UA. «  Si les candidats n’ont pas de carrure, cela  risque d’affaiblir la Commission », a-t-il justifié.
Il souhaite, par ailleurs, qu’un ancien président sorti de façon démocratique assure la présidence de la Commission.
Toutefois, Aboubacry Mbodj pense que  le professeur Abdoulaye Bathily est «  présidentiable, vu son parcours ».
« Les défis qui se présentent au prochain élu, selon nous, concernent les crises au  Soudan et au Burundi. Ces pays sont en situation de conflit complexe. Il y a également la question de la justice pénale internationale, vu la position de certains Etats en faveur d’un retrait collectifs alors qu’ils ont ratifié le Statut de Rome. Il faut préserver le principe de la complémentarité entre les juridictions nationales et la justice pénale internationale. Enfin, le défi est d’ordre sécuritaire car le terrorisme menace l’Afrique et le monde », a précisé le président du Raddho.
D’ailleurs, le Président du Sénégal, Macky Sall a  confirmé le choix du Pr Abdoulaye Bathily par son pays dans un entretien accordé au site JeuneAfrique.
« Oui. Il est aujourd’hui le candidat du Sénégal. Et nous allons demander à l’Afrique de l’Ouest de le soutenir, comme à tout le continent. M. Bathily a le profil de la fonction », a indiqué Macky Sall.
Selon des sources proches de l’UA, le Pr. Bathily Abdoulaye, 69 ans, Représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies pour l’Afrique Centrale, Ban Ki-Moon, serait le favori de plusieurs dirigeants africains.
Fanta Gnoungo

http://politikafrique.info –

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